_ Vlam _
__Le bruit de la porte qui se referme. Pour changer. Bof, elle reviendra, elle revient toujours. Retournons à nos occupations. Mon dernier tableau, camouflé sous une toile de soie, de couleure bleu délavée, agrémentée, par pur souci artistique bien sûr, de taches de peinture irrégulièrement réparties. Ma fameuse toile qui m'a prise o2 ans. Elle représente mes humeurs quotidiennes, une touche de couleure, un détail qui durant un moment, m'aura marqué. J'ai 17 ans, vais sur mes 18, peins et écris pour Mon simple plaisir. C'est d'ailleurs la seule chose que je ne partage pas, excepté avec une seule personne, mais ça, tout le monde s'en fiche, du moins, tout le monde attendra de savoir. C'est aussi la seule chose qui nous mène au conflit Elle&&Moii. Ce qui ne nous empêche pas de nous aimer à un point inimaginable, et d'une manière que vous n'imaginez pas non plus. Nous sommes un tout, l'une ne va pas sans l'autre. J'avoue que je ne m'en plains pas. Pourquoi se plaindre ? Geindre à qui veut entendre que ma vie est un amalgame de larmes, de chagrins, tout simplement pour attirer l'attention sur moi, alors que ma vie est bien loin de ce shéma, je suis heureuse, ma vie me convient. Je suis spontanée - Peut-être trop ?- rêveuse, passionée, intéressée, et peu banale. En effet, comme mon autre, j'ai deux yeux, oui, là j'aurais pu dire comme tout le monde, ou simplement me taire, mais si vous me laissiez finir ? ; J'ai donc deux yeux, qui sortent de l'ordinaire, les miens sont bleu, ceux d'Elle sont vert. Eux, vous diront que les miens ne sont pas simplement bleu, mais de la couleure de la mer quand elle est déchaînée, quand on voit les vagues se fracasser sur les rochers en contre bas d'une colline. Oui, ils vous le diraient, en tout les cas c'est ce qu'ils me disent, ou m'écrivent, tout en attribuant à ma soeur des yeux couleur de pomme dans lesquels on voudrait croquer, ou même élire domicile tel un vers .. Sisi, c'est déjà arrivé. Bref, ce n'est pas ce que moi je vous dirais. Je vous dirais que dans mes yeux et dans ceux de Tiif, se reflètent la lumière, notre bonheur s'y réfléchit. Voilà ce que je vous dirais, et ce que je vous présente. A vous d'en faire ce que vous voulez. Elle&&Moii, c'est ce qui nous différencie le plus. Ce qui permet à beaucoup de ne pas se tromper lorsque l'on nous parle. Et pourtant, nous ne sommes pas le moins du monde jumelle. Nous avons o1 an d'écart. Elle a o5 cm de plus que Moii. C'est tout.
Tiif_ Ali ? Murmurait une petite voix de l'autre côté de la porte.
__Qu'est-ce que je disais ? Elle revient toujours.
Alii_ Oui Tif ? Lui répondis-je d'une voix passablement calme.
Tiif_ Je suis désolée, je n'aurais pas du m'emporter comme ça juste parce que tu ne veux pas me montrer ton travail. Mais tu comprends, ça fait toujours bizarre.
Alii_ Oui, tu as raison. Dis-je sans rien ajouter d'autre.
Tiif_ Maman a préparé du choux, mais si tu veux, j'ai fait cuire du brocoli. Ajouta-t elle sur le ton de la mère poule qu'elle était
Alii_ Merci. Tu veux rester. Sur le ton de l'affirmation.
Tiif_ Oui.
Alii_ Attends avant d'entrer.
J'en profitais pour déguiser ma toile sous son voile.
Alii_ C'est bon. Lançais-je à Son intention.
__Elle pénètre dans ma chambre d'un pas assuré et joyeux, enlève son gilet, le plit et le range dans son armoire, oui, en réalité ma chambre est en quelque sorte la sienne aussi, de cette manière qu'elle y a une armoire, un pouf, une table de nuit. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle passe le plus clair de son temps ici. Bien entendu, elle a dans sa chambre tout le confort, mais non, elle m'a toujours dit qu'elle avait trop peur qu'elle se réveille un jour seule, sans moi. Je ne sais pas d'où lui vient cette peur, mais je l'accepte, et j'aime plus que tout sa compagnie. Suite à cette cohabitation, j'ai la plus grande chambre de notre "maison", qui pourrait être décrit comme un immeuble par certain, nous avaons o5 étages, un étage qui couvre ma chambre ma salle de bain ainsi que celle des jumeaux, et d'Antoine, c'est le o5ième, le o4ième contient la chambre de mes parents, celle de mon autre, le salon et leur salle de bain, le o3ième c'est la cuisine, et la salle à manger, le o2ième ce sont les bureaux, ceux de toute la famille, et enfin, le o1ier qui correspond à notre salle de cinéma personelle, de la salle de jeux des garçons, d'un labo photo pour Elle&&Moii, et d'une immense chambre couverte de fauteils moelleux, de coussins, de couettes, d'un mini-bar géant, dont les murs sont recouverts par les photos de nos amours, de nos amis de notre famille proche ou éloignée. Bref, un petit palace en plein coeur de Paris.
__Où en étions-nous ? Ah oui, donc, mon autre passe le plus clair de son temps dans ma chambre, ou dans notre salle. Bref, elle va rarement dans sa chambre que les garçons ont rebatisés "La chambre abandonnée" --'. Elle n'y va que pour prendre sa salle de bain, et pour y dormir occasionnellement, puisqu'elle est ici 6 jours sur 7. D'ailleurs.
Tiif_ Je dors ici ce soir. Me dit-elle en regardant mon livre de prépa.
Alii_ Oui.
__Pas de pourquoi, pas de comment, non. Juste une affirmation.
Fiin PDAlii
__Oui, décidément, elles étaient inséparables les PALMIE. C'est ce qui faisaient partie de leur charme. En parlant de charme, une question brûle les lèvres des tous ceux qui les rencontrent pour la première fois, tous de futurs prétendants bien sûr, car, si elles étaient inséparables, elles n'en étaient pas moins les jeunes filles les plus convoitées et convoitées de tout Paris. Attention, pas le Paris commun, non, le Paris mondain, celui qui est si difficile d'accès pour toutes ces âmes sans valeur qui pâmes les rues de la capitale. Eh bien, à cette question, nous pourrions répondre pour calmer les ardeurs de tous ces chevaliers servants dont elles recevaient des lettres à n'en plus finir, qui simplement finissaient dans la benne. Tifanie s'énervait souvent en disant qu'il n'y avait déjà plus d'arbres dans le monde, alors gaspiller tant de papier la mettait hors d'elle, quant à Alicya, elle ne les ouvrait même pas, laissant ce privilège à ses deux monstres de frères, qui en conservaient certaines, comme "modèle pour plus tard" puisqu'ils seraient "les plus grands charmeurs de l'univers". Seulement, non, elles n'étaient pas prises, ni de coeurs, ni d'intérêt. Le grand amour faisait peur à l'aînée, elle avait tant entendue parler de tout ça par ses proches, il faisait si mal disait-on lorsqu'il n'était pas réciproque, alors pourquoi se torturer le coeur et l'esprit ? Pour rien. De son côté, Alicya, elle, ne comprenait pas comment l'on pouvait passer sa vie à la recherche de cette chose, qui d'après elle, n'existait pas, ou ne servait à rien. Contrairement à toutes ces rumeurs, elles n'avaient jamais offert une seule infime parcelle de leur corps à un homme, que ce soit leurs lèvres ou leur vagins (xD désolée si je choque). On pouvait dire qu'elles s'étaient mutuellement trouvées, et que cela leur suffisaient. Pourtant sur ce point, et quoiqu'elle n'en ai rien dit à sa soeur, Ali savait que Tifanie gardait au fond d'elle l'espoir que tous ces témoignages, qu'elle dévorait, étaient faux, pour pouvoir enfin croire au Prince Charmant. Et même si elle était convaincue que son autre était représenté par sa soeur, elle attendait. Alicya, face à cet opinion ne ressentait pas comme son Elle un sentiment de trahison, mais plutôt d'incompréhension, la laissant parfois perplexe, et si c'était elle qui se trompait et non sa soeur ? Après tout, elle n'avait jamais été amoureuse. Mais elle se résignait en se disant que même si elle faisait fausse route, il y avait bien mieux pour combler ce manque. En effet dans une vie, il n'y a pas que cette âme soeur, tant de petits plaisir permanents berçaient son quotidien ! Des raisons de s'émerveiller chaque minute qui passe. Comme l'odeur qui venait lui chatouiller les papilles au réveil, signe que sa mère était à la maison pour une fois, et qu'elle leur préparait le petit déjeuner avec amour, ou encore les caresses de Kito, son chat-lion quand celui-ci s'apercevait que sa maîtresse préférée venait d'émerger, se tourner pour voir qu'une fois de plus, sa soeur avait dormie avec elle, l'observer dans son sommeil, sa tête d'ange auréolée de sa chevelure blonde, semblant de soie au toucher, éparpillée sur l'oreiller pourpre, similaire à la sienne, le plaisir de la réveiller en l'étreignant. Bref, toutes ces petites choses qui emplissaient son univers faisant de sa vie un océan de bonheur.
__Et pourtant, d'un accord tacite, elles semblaient se rendre à l'évidence, qu'il devait bien exister, et qu'elles en avaient la preuve vivante chaque jour dans leur demeure. La famille PALMIE est aisée, très aisée, le père de cette grande marmaille dirige une multi-nationale, assistée par sa femme bien aimée, et ce depuis bientôt 18 ans. o5 enfants sont nés de cet amour, les deux ainées, Tifanie&&Alicya, en quelque sorte les substitus des parents, en apparence des anges, "pas de sexe avant le mariage".. qui cachaient bien leur personnalités, s'attirant une totale confiance de leur géniteurs. A leur suite, les jumeaux, Guillaume&&Gauthier, âgés de 7 ans, de vrais diables indomptables, entraînant dépression de leurs professeurs, admiration de leur camarade et fierté de leurs soeurs bien-aimés, leurs "futures femmes" comme ils les appellent, ce qui faisait beaucoup rire les parents, et sourire les concernées. Enfin, le petit dernier, Antoine, aveugle de naissance âgé de 4 ans, il semblait pourtant mieux voir que n'importe quel autre enfant. Jamais cet handicap n'avait pu détériorer leur bonheur.
__Antoine aimait beaucoup sa soeur Alii, ils n'avaient pas besoin de mots, s'enfermant des heures durant dans la chambre de l'un ou l'autre, personne ne savait ce qu'ils faisaient, et aucun des deux n'en reparlaient par la suite. Souvent Tiif, avec une pointe de nostalgie dans la voix, disait que son autre entretenait la même relation avec Toine, qu'Elle&&Elle. Mais elle n'était pas le moins du monde jalouse, s'occupant elle-même beaucoup de son petit frère. Il faut aussi dire qu'elle avait énormément à faire avec ses grumeaux, qu'elle devait réprimander à contre coeur tellement leurs bêtises l'amusait. Toute cette ribambelle transpirait la joie de vivre et faisait tout pour en faire profiter leur entourage. Même si leurs parents n'étaient pas des plus présents, ils étaient leur modèle. Leur mère n'économisait aucune bonne intention en leur intention, chaque matin au réveil, tous trouvaient à leur place respective à table, un petit post-it de leur tendre modèle féminin, que les jumeaux, quand ils étaient levés les premiers -ce qui était rare- s'amusait à échanger.
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Désolé pour cette partiie en mode rallonge,
Maiis c'est pour que vous compreniiez miieux la suiite ;)
Courage !
<3
Clara